Intimes étrangers

ven. 31 janvier 202031.01.20
20H00—22H00
5 rue des Ecoles
75005 Paris
Tarif
5€
Cartes UGC/MK2 et CIP acceptées
Première séance 2020 de la programmation régulière du Collectif Jeune Cinéma

Présenté et programmé par Boris Monneau
En présence de Daphné Le Sergent, Ishrann Silgidjian, Alain Mazars et Frédérique Devaux

Les films de cette séance proposent des regards variés sur la notion de l’étranger, en mettant l’accent sur le vécu personnel des cinéastes : le sentiment d’étrangeté éprouvé envers le lieu d’origine, la découverte de l’autre et le lien de sympathie au sein du voyage, l’expérience de l’exil, et enfin l’histoire de la scission d’un pays. Véhicules de cette altérité, les formes se brisent, s’ébrasent au contact de l’autre, remettant en question leurs frontières.

Boris Monneau est programmateur et chercheur indépendant, spécialisé dans le cinéma expérimental et documentaire. Il collabore régulièrement avec le Collectif Jeune Cinéma, ainsi qu’avec le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB), Braquage, la revue A bras le corps et le blog dédié au cinéma hispanique Arrebato.

 

PROGRAMME

☞ JUST LIKE US
de Jesse McLean (2013, USA, numérique, 15’)
Au sein du paysage familier d’un centre commercial, le film se focalise sur des célébrités réduites à des êtres ordinaires. Le récit d’un personnage énigmatique advient alors et instaure à l’aspect documentaire du film une dimension subjective et intime qui, déployée comme un virus, vient subtilement imposer et mettre en lumière les paradoxes de notre rapport aux systèmes de consommation qui nous contiennent et nous constituent simultanément.

☞ SOUVENIRS DE PRINTEMPS DANS LE LIAO-NING
de Alain Mazars (1981, France, 16mm, 40’)
Souvenirs de sensations, d’instants furtifs vécus pendant cette année passée en Chine, que la caméra tente de redécouvrir par refilmage (l’enchaînement des plans figure l’imbrication des souvenirs). Périodiquement, la mémoire se fige sur une image avant de trouver un lien avec un autre souvenir et, tout à coup, après ces stagnations successives peuvent resurgir des flots d’images.

☞ K (EXIL)
de Frédérique Devaux (2008, France, 16mm, 9’)
K (Exil) est au 2/3 composé d’images de femmes et d’enfants restés seuls au pays, au moment de l’exil des hommes. Dans les vues (soit découpées, soit morcelées en entrant dans l’image) alternent positifs et négatifs, complémentaires ou contradictoires, pour rendre sensible le déchirement des populations restées au pays et abandonnées sur une terre ingrate.

☞ FRONTIÈRE, CASE N°11
de Ishrann Silgidjian (2020, France, numérique, 2’)
Case 11 du jeu de l’oie, un garçon court d’un pays à l’autre, accompagné par sa grand-mère.

☞ PAYSAGES LIMINAIRES
de Daphné Le Sergent (2010, France, 13’)
La vidéo se construit sur une partition de l’écran en deux zones (dyptique vidéo). Au fil des séquences dialoguent et s’entremêlent deux voix : l’une en anglais, elle décrit les événements historiques qui ont mené à la division du pays après la Seconde Guerre Mondiale; l’autre en coréen, elle rapporte comment le souvenir, la mémoire et l’origine peuvent se présenter comme gage d’une union passée tout autant qu’à venir.

Programme

Just like us
Jesse McLean
États-Unis
2013
Numérique
15'
Souvenirs De Printemps Dans Le Liao-ning
Alain Mazars
France
1981
16 mm
40'
K (EXIL)
Frédérique Devaux
France
2008
16 mm
9'
Frontière (case n°11)
Ishrann Silgidjian
France
2020
Numérique
3'
Paysages liminaires
Daphné Le Sergent
France
2009
Numérique
13'
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