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Dernières nouvelles

LES DERNIERS HOMMES de Quentin Brière Bordier en ligne 1 mois sur LABOCINE !

LES DERNIERS HOMMES de Quentin Brière Bordier en ligne 1 mois sur LABOCINE. 

Du 7 novembre au 4 décembre. 

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Date : 07/11/2017 à 09h00
Lieu : plateforme en ligne
Site : Labocine
Catégorie : événement en ligne

Les films parlent d'eux même (séance du CJC au Cinéma La Clef, Paris 5e)

Ces trois films ne proposent pas une illustration, une explication d’une situation réelle,... Lire la suite...
Date : 21/12/2017 à 20h00
Lieu : Cinéma la Clef (34 rue Daubenton Paris 5e)
Catégorie : séance

THE ACTION de David Matarasso à la Falmouth University (Cornouailles)

THE ACTION de David Matarasso à la Falmouth University (Cornouailles)

... Lire la suite...
Date : 10/01/2018 à 20h00
Lieu : Falmouth University Penryn Campus Treliever Road Penryn Cornwall TR10 9FE
Catégorie : hors les murs

COMMODITY TRADING : ELECTION DAY de M. Woods à L'Hybride (Lille)

COMMODITY TRADING : ELECTION DAY de M. Woods à L'Hybride (Lille)

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Date : 15/01/2018 à 20h00
Lieu : L'Hybride, 18 rue Gosselet 59000 Lille
Site : L'Hybride
Catégorie : hors les murs

[ TRANSMISSION ]

Couleurs (2009, pour les 5-10 ans)

La couleur, filmée, abstraite ou figurative, obtenue à travers des filtres, ou révélée par la
manipulation du support est un domaine de prédilection du cinéma expérimental et différent. Elle
est le terrain de l’expérimentation et de l’expression la plus radicale qui soit. La découverte de ces
films peut stimuler grandement l’expression artistique du jeune public. Elle permet au public de
comprendre l’existence d’un cinéma non narratif.

1°) La couleur comme élément rythmique et musical: “Color cry”, “Rainbow dance” et
“Kaleidoscope” de Len LYE. Len LYE est l’un des pionniers de l’animation colorée directement
appliquée sur pellicule. Soucieux du rapport rythmique des éléments colorés à la bande musicale
(jazz, musiques traditionnelles et percussions néo-zélandaises ou africaines), il compose des
“partitions” chromatiques dansantes. La couleur est appliquée selon différents procédés (peinture
au pinceau, pochoirs, décalcomanie). Des refilmages successifs lui permettent de transformer les
couleurs d’origine en jouant sur des inversions (passage de la couleur d’origine en mode négatif)
et des surimpressions. Le procédé de chimie colorée du cinéma était balbutiant à l’époque, avec
un spectre chromatique limité, que Len Lye exploitera et manipulera avec bonheur. “Kaléidoscope”
reprend le principe de ce jouet qui fait naître des formes prismatiques à paritr de petits triangles
de couleur découpés démultipliés par un jeu de miroirs. “Rainbow Dance” décompose le mouve-
ment d’un danseur en une succession de silhouettes monochromes dans les tons de l’arc-en-ciel.

2°) La couleur comme élément pictural: Stan BRAKHAGE, “The Dante Quartet”, 7’, muet. la
démarche de Brakhage consiste à peindre directement sur la pellicule. Agrandies, les taches
deviennent tantôt aériennes tantôt très denses, alternant des séquences bleues, jaunes puis
rouges. L’ensemble revêt un aspect proche du vitrail et cosmique, lié à la transparence du support
(la pellicule) et des encres utilisées. Le refilmage en tireuse optique permet au réalisateur de
varier les rythmes de défilement de ses taches de couleur. Tantôt vibrionnantes (sans refilmage,
les taches s’agitent dans toutes les dimensions), tantôt pétrifiées et se succédant selon un rythme
plus calme d’ouverture et de fermeture au noir.

2°) La couleur et la décoloration appliquée au film de récupération (“found footage”):
Frédérique DEVAUX, “Logomagie”, 7’, sonore. F. Devaux travaille à partir de films de toutes
sortes, de diapositives éducatives, qu’elle décolore à la javel et refilme ensuite en tireuse optique.
Elle recadre ou décadre l’image originelle, rendant visible parfois la piste sonore ou la ligne de
séparation des photogrammes. L’attaque chimique du support argentique transforme radicalement
les couleurs, et rend l’image de départ souvent illisible. Mais par moment, des fragments du réel
filmé resurgissent, transfigurés par les nouvelles colorations. Des strates d’images et de couleurs
semblent ainsi s’additionner dans le mouvement, le film devient alors un véritable palimpseste.

3°) La couleur naissant de la manipulation chimique du support: Courtney HOSKINS, “The
light touch dust nebula”, “Gossamer conglomerate”, “Polymer”.
Courtney Hoskins travaille l’émulsion de la pellicule couleur 16 mm à l’aide d’interventions
chimiques et filmiques complexes: ainsi pour “Gossamer conglomerate”, un premier support a
été altéré (rupture de la structure moléculaire de l’émulsion), puis déposé sur une émulsion noir
et blanc, l’ensemble refilmé à travers des filtres de couleur. Pour “The light touch dust nebula”
C.Hoskins a appliqué une peinture corrosive à base de sels d’argent thermosensibles sur la
pellicule couleur. Elle refilme ensuite le support en manipulant la température ambiante. Les films
obtenus provoquent un véritable effet de sidération optique et chromatique.
C. Hoskins génère ainsi un univers semblant émerger de l’infiniment petit. Le spectateur voyage
tantôt au sein des structures moléculaires des cristaux, ou bien dans le dédale des parois du
corps vivant, ou bien encore dans la géographie vertigineuse des fractals.

4°) La couleur magnifiée par un travail de filtrage et de distorsions optiques: Patrick
BOKANOWSKI, “ Le canard à l’orange”
Patrick Bokanowski intervient souvent au moment du tournage sur l’altération du réel. “Le canard
à l’orange” est un film burlesque tourné dans un seul décor (une cuisine-salle à manger). L’image
est intégralement déformée (vrillée) sur la totalité du film. Les couleurs extrêmement saturées
du décor et des personnages revêtent alors un caractère encore plus surnaturel et rajoutent
au comique de situation: la “ménagère” difforme sautillant pour cuisiner et essayer d’attraper le
canard