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Dernières nouvelles

LES DERNIERS HOMMES de Quentin Brière Bordier en ligne 1 mois sur LABOCINE !

LES DERNIERS HOMMES de Quentin Brière Bordier en ligne 1 mois sur LABOCINE. 

Du 7 novembre au 4 décembre. 

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Date : 07/11/2017 à 09h00
Lieu : plateforme en ligne
Site : Labocine
Catégorie : événement en ligne

Les films parlent d'eux même (séance du CJC au Cinéma La Clef, Paris 5e)

Ces trois films ne proposent pas une illustration, une explication d’une situation réelle,... Lire la suite...
Date : 21/12/2017 à 20h00
Lieu : Cinéma la Clef (34 rue Daubenton Paris 5e)
Catégorie : séance

THE ACTION de David Matarasso à la Falmouth University (Cornouailles)

THE ACTION de David Matarasso à la Falmouth University (Cornouailles)

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Date : 10/01/2018 à 20h00
Lieu : Falmouth University Penryn Campus Treliever Road Penryn Cornwall TR10 9FE
Catégorie : hors les murs

COMMODITY TRADING : ELECTION DAY de M. Woods à L'Hybride (Lille)

COMMODITY TRADING : ELECTION DAY de M. Woods à L'Hybride (Lille)

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Date : 15/01/2018 à 20h00
Lieu : L'Hybride, 18 rue Gosselet 59000 Lille
Site : L'Hybride
Catégorie : hors les murs

[ TRANSMISSION ]

Atelier Noir & Blanc (2008)

Dans le cadre du thème du festival consacré au noir et blanc, nous ferons un travail sur le phénomène de l'addition et soustraction de lumière propre à la projection cinématographique, à partir de supports noirs et blancs, d'une part, et d'autre part sur les phénomènes de coloration des blancs grâce à la multiprojection (la juxtaposition et la superposition des projecteurs ayant des lampes différentes provoque ce phénomène).
Les enfants peindront sur de l'amorce 16 mm, des chutes de film super 8 en noir et blanc et fabriqueront des diapositives à partir de films transparents vierges et des chutes de film 35 mm noir et blanc. Ils créeront également des diapositives "sandwitchs" (grâce aux caches diapo en verre) en superposant différentes émulsions, ce qui contribuera à créer des densités et des contrastes particuliers de noirs, et de blancs. L'encre Colorex séchant très vite, les films seront assemblés en boucle, les diapositives montrées sur table lumineuse puis le tout sera projeté en multiprojection avec des configurations variables: juxtapositions, superpositions.
On testera tour à tour: les diptyques, triptyques, polyptiques et les surimpressions. On expérimentera également quelques caches diapositives à formats particuliers.
-un groupe d'enfant travaillera sur les contrastes vifs, tandis qu'un autre travaillera sur les demi-teintes. On permutera ensuite les groupes.


Programmation:

Le noir et blanc, c'est d'abord le CONTRASTE entre la lumière et l'obscurité, c'est le principe même de la projection lumineuse.
On peut jouer avec le principe du contraste jusqu'à opposer de façon impertinente ombre et lumière. Ainsi Carole Contant pratique t-elle des "petits films super 8" dans lesquels le jeu, et particulièrement le jeu avec les mots est un principe fondateur. "MONSIEUR SOLEIL" est un film jouant sur les oppositions. Monsieur Soleil un personnage dont le nom signifie lumière et jour, mais qui est filmé de nuit. A l'ombre de la nuit s'oppose la blancheur de la neige éclairée par les réverbères. Et notre homme insomniaque chuchote au lieu de dormir.
"Monsieur soleil" démontre également les effets de tournage très dynamiques en condition nocturne: la danse de la caméra autour des réverbères transforme les flocons de neige en confettis blancs sur fond noir. L'image devient abstraite au profit de compositions rythmiques. L'utilisation du noir et blanc contrasté intervient souvent dans des compositions abstraites rythmiques, géométriques et dynamiques, alternant photogrammes en positif et vues en négatif :

RYTHMES ABSTRAITS/ POSITIF-NÉGATIF

La particularité de la pellicule argentique c'est d'être une empreinte de la lumière, une morsure de celle-ci sur une émulsion. Cette empreinte donne une image en négatif de la lumière, et par le jeu du contact ou du tirage, l'image empreinte peut devenir un positif. Le film peut jouer à l'extrême avec l'alternance de motifs en positif puis en négatif. Lorsque les contrastes entre les formes noires et blanches sont à leur acmé, on quitte l'image photographique pour l'image graphique. Ces contrastes sont si puissants qu'ils génèrent toute une série de phénomènes optiques, et dans "EXTRAIT" de Nicolas Berthelot, les variations graphiques et lumineuses modifient la perception de l'écran: celui semble se dilater et se contracter, les disques bidimensionnels animés et apparaissant de façons décalées produisent des sensations d'espace et de profondeur à l'intérieur de l'a-plat noir.

GHOST BEFORE BREAKFAST de Hans RICHTER, obéit à la même logique ludique et rythmique. Cette fois en alternant plans abstraits et plans figuratifs au sein d'une trame narrative. Quelles séries de catastrophes filmiques des fantômes pourraient t-ils provoquer? Disparition des personnages, animation des objets, défilement inversé des actions, mise en boucle des séquences, mais aussi ruptures rythmiques du positif au négatif, de l'envers à l'endroit, de la gauche vers la droite, de la figuration à l'abstraction (gros plans sur des objets du film isolés sur un fond blanc ou noir).


NOIR ET BLANC: MATIÈRE CHIMIQUE, ARGENTIQUE:

La pellicule argentique est faite d'une émulsion de sels d'argent déposée sur un support plastique. Cette double peau laisse plus ou moins passer la lumière après avoir été exposée et développée. beaucoup de cinéastes du cinéma expérimental et différent s'intéressent à cette matière, aux différentes étapes de sa réalisation et à ses propriétés chimiques (exposition, développement, tirage, vieillissement).

CRISTOBULLE , tout petit film de Carole Contant continue l'exploration des jeux de mots ("cristoballe-cristobulle-malabar-malhabile...") tout en se jouant de la pellicule. Le développement "maison" montre les irrégularités du développement de la pellicule et l'émulsion "fait des vagues" sous nos yeux. Des stries lumineuses et dansantes résultent des arrachages d'émulsion obtenus grâce au grattage sur la pellicule.

Olivier FOUCHARD est un véritable alchimiste du noir et blanc, jouant à vieillir ou dégrader le support argentique, auquel il restitue de la couleur grâce à diverses manipulations. MICKEY FAIT DU CATCH est une bande d'actualité ("found footage") re-tirée de manière artisanale avec des moyens volontairement inappropriés (étincelles d'un briquet dans l'obscurité de la salle de bain éclairant le film posé à plat), puis solarisé et teinté à la main. À l'écran, on assiste à un effet d'embrasement de l'image et du son, comme si le film se consumait sous nos yeux. Dans LA VIEILLE DAME AU CHAPEAU, refilmages ralentis de photogrammes de "Massacre à Fort Appache" de John Ford, les multiples manipulations du réalisateur donnent lieu à un surcroît de matière dans l'image: le grain est démultiplié, mallaxé, jusqu'à atteindre une dimension alimentaire, la matière argentique se métamorphosant tantôt en grains de sucre ou en sirop. C'est la mémoire et la matière du film que semble incarner la "vieille dame" tantôt encore identifiable, tantôt effacée, tantôt engluée dans la couleur, tantôt émergeant vers le noir et blanc.


SOUSTRACTION ET ADDITION DE LUMIÈRE

La projection lumineuse procède par dépôt de lumière dans un espace noir sur un rectangle blanc. Celui-ci délimite l'espace plan de l'image lui même circonscrit par la fenêtre du projecteur. Les taches de lumière circulent au sein de cette limite immuable, les zones d'ombre, par contraste, permettant de lire l'image en mouvement.

Cécile RAVEL, réalise des multiprojections dont le but est de dévérouiller les limites de l'écran de cinéma: diptyques, polyptiques grâce à plusieurs projecteurs de films et de diapositives pilotés manuellement en direct. L'utilisation de pellicule opaque lui permet de faire disparaître totalement le rectangle de lumière des projecteurs et l'image peut apparaître dans des dimensions et des contours redessinés et là où on ne l'attend pas. L'utilisation simultanée de différents appareils de projection provoque des effets de coloration des blancs dans les films sans couleur: des dominantes bleutées froides ou orangées chaudes se placent sur les images accentuant les effets de profondeur de l'image.

MEDUSE/FRÉMISSEMENTS D'ÉCLATS mêle diapositives noir et blanc, 2 films super 8 et 1 film 16 mm. L'ensemble est en noir et blanc à l'exception de quelques plans couleur en super 8. Le visage de la Gorgone, figure sidérante et inquiétante se démultiplie sur les supports et change de couleur du fait des colorations simultanées des lampes des projecteurs. La puissance variable des lampes fait passer la figure tantôt au premier plan tantôt à l'arrière plan.