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Ressources audiovisuelles
Festival 2020

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[FOCUS N°11 : NOTHING BUT THE TRUTH]

le 17/10/2015 à 20h00

Lieu : Les Voûtes, 19 rue des Frigos, Paris 13e


aux Voûtes



le samedi 17 octobre à 20h



Le collectif Pleasure Dome présente une sélection de films, principalement Canadiens, questionnant la nécessité de la tromperie dans la réalisation de fictions cinématographiques. À partir de ce questionnement, le programme s'élargit et aborde la tromperie de l’œil, de la convention, et celle de nos attentes en tant que spectateur. Ces œuvres, tantôt anciennes, tantôt récentes, nous suggèrent d’ébranler nos représentations afin de reconnaître les supercheries intrinsèques à la création des idéologies, des histoires, ainsi que des images. Grâce aux diverses approches de ce groupe d’artistes, ce programme aborde et révèle l’élaboration des pouvoirs coloniaux, des représentations médiatiques, des légendes et des systèmes. 



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Programme :



OM, John Smith, Royaume-Uni, 1986, 3’35’’



Un film sur les relations qu'entretiennent la coupe de cheveux, les vêtements et le son.



« Ce flux de quatre minutes met en question nos réponses aux stéréotypes oraux, visuels et idéologiques. Smith indique les stéréotypes selon un mode associatif qui modifie le cours de nos attentes. La structure du film est étonnamment simple et subtilement trompeuse. Nous nous embarquons dans un voyage qui nous fait passer d'un stéréotype à son opposé le plus extrême au moyen de l'image, qui inverse par ses transformations et juxtapositions, notre interprétation vis-à-vis de ce que nous voyons et entendons. » Gary Davis



MARY, Kent Monkman, Canada, 2011, 3’20’’



Tournée en slow-motion, telle une publicité pour shampooing brillance, la vidéo Mary relie l’allégorie biblique de Marie-Madeleine lavant les pieds du Christ à la visite du Prince de Galles à Montreal en 1860. Sous les traits de Miss Chief Eagle Testickle, Kent Monkman ré-écrit l’histoire en lui insufflant une tournure sexy et irrévérencieuse.



VOL DE RÊVE, Philippe Bergeron, Canada, 1982, 12’10’’



Film d'animation tridimensionnelle complètement realisé par ordinateur à l'aide du langage de programmation graphique MIRA. Un petit être étrange vit sur une planète lointaine et rêve de nouveaux horizons. Tout comme l'oiseau qui passe, il s'envole a travers l'espace et arrive sur terre.



LA GRANDE DAME, Alexandre Larose, Canada, 2011, 16’



Ce film est un portrait en huis-clos du gratte-ciel de la Place Ville Marie, à Montréal.



CONSPIRACY, Aaron Zeghers, Canada, 2014, 6’



Le 20 Juillet 1969, l’homme pose le pied sur la lune. En 1964, Bart Sibrel naît à Nashville dans le Tennessee. Il sera conducteur de taxi. Sibrel, catholique dévoué, deviendra par la suite l’un des plus fervents théoriciens du complot lunaire, remettant en cause, à travers ses films et ses dires, la véracité du programme Appollo.



PROCESS CONTROL 2 : HIGHT MAGENTA, Josh Romphf, Canada, 2015, 4’10’’



Des bouts de pellicule super 8 delavée dont les disparités seront traitées informatiquement de sorte à recréer, par le biais de la 3D, une surface plane.



TRACKING SASQUATCH (FIELD REPORT#1), Christina Battle, Canada-Etats-Unis, 2010, 4’50’’



Il s’agit du premier chapitre d’une série en cours de réalisation. Tracking Sasquatch se porte sur la recherche de cet animal insaisissable, également appelé “Bigfoot”, une créature légendaire qui vivrait au Canada et aux États-Unis.



LAS MUJERES DE PINOCHET, Eduardo Menz, Canada, 2005, 11’40’’



Le rôle du spectateur est remis en jeu à travers l'usage répété et altéré du texte, de l'image et du son : il est forcé d'agir afin que ses attentes soient réalisées. Ce court-métrage évalue les structures de classe, examine le sens de la beauté et des oublis historiques grâce à deux femmes : très différentes l'une de l'autre mais évoquant aussi bien le régime brutal de Pinochet, fin des années 1980.



ALL THAT IS LEFT UNSAID, Michèle Pearson Clarke, Canada, 2014, 2’30’’



All That Is Left Unsaidest l’élégie d’une fille pour sa mère. Les deux femmes ont vécu avec le cancer pendant quatorze ans : la perte progressive de leur capacité d’entraide, de leur sagesse et de leur amour est vécue comme un calvaire croissant.



TRAPLINE, Ellie Epp, Canada, 1976, 18’



Trapline représente une nouvelle manière de considérer le cinéma comme façon de projeter le mouvement, bien que le film soit entièrement composé de plans fixes.



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Programmé et présenté par Pleasure Dome (Toronto, Canada), sur une proposition de Filipe Alonso





Les Voûtes, 19 rue des Frigos Paris 13e



Tarifs : 



Pass festival : 15€ (20€ avec SAC + DVD)



séance : 5€