english version

Ressources audiovisuelles
Festival 2019

Il n'y a pas de ressources audiovisuelles pour cette édition

[LA PRINCESSE AUX HUÎTRES & LES STRUCTURES SONORES BASCHET ]

le 19/10/2014 à 20h30

Lieu : Shakirail (72 rue Riquet, 75018 Paris)


Performance musicale de L’ATELIER DES SONS à partir des textures sonores des éléments de structures Baschet pour accompagner le chef d’œuvre loufoque du cinéma muet allemand, LA PRINCESSE AUX HUÎTRES (1919) d’Ernst Lubitsch. Le film inaugura le premier grand théâtre d’UFA. Une partition originale pour orchestre de vingt musiciens accompagnait le film. C’était le premier long-métrage satirique de Lubitsch, un genre qu’il devait faire sien par la suite en y apposant sa touche unique. Ne pouvant respecter l’accompagnement musical d’époque pour ce classique du cinéma muet allemand alors en pleine effervescence, il fallait un suppléant d’envergure pour palier à une reconstitution sonore impossible… L’ATELIER DES SONS s’est imposé comme un choix évident, idéal et décisif.  Le collectif a choisi pour cet accompagnement de partir  d’un « piano hirsute », dans la lignée du « piano préparé » de John Cage, sur lequel seront greffés des éléments de structures Baschet. D’autres courts-métrages viendront encadrer cette séance mensuelle du Kino Club de l’association CURRY VAVART. Séance programmée par Derek Woolfenden.



Le projet de l’association L’Atelier des Sons prend sa source en Seine Saint-Denis en 1992. Il est le fruit des croisements de parcours entre plusieurs personnes mobilisées sur les questions des inégalités sociales et des difficultés d’accès à la culture.



L’Atelier des Sons est issu de l’association Hors Circuits (en 1992) qui menait des actions dans des quartiers défavorisés (comme Aulnay-sous-Bois) avec des musiciens du Festival de jazz Banlieue Bleue.





Des extraits de long métrages et des films d’animation inaugureront la séance : la célèbre ouverture de La Poupée (Die Puppe, 1919 d’Ernst Lubitsch) où l’on voit le metteur en scène lui-même installer la maquette d’un décor avant qu’il ne prenne vie… Les deux grands moments chorégraphiques et musicaux du film Gold Diggers of 1933 (1933) de Mervyn LeRoy par le génial Busby Berkeley (« The Shadow Waltz » et « Remember My Forgotten Man »). La séquence « Le Ballet du rêve », extraite de Yolanda et le voleur (1945) de Vincente Minnelli, convoque les influences surréalistes du cinéaste : Salvador Dali, Max Ernst, mais aussi Wolfgang Paalen et Paul Delvaux tandis que la proposition sonore graduelle, puis musicale construite comme une sorte de Boléro, enivre encore aujourd’hui… Un dessin animé de Tex Avery, Page Miss Glory (1936) dans une facture art déco fait mouche dans la carrière du cartooniste qui, pourtant fidèle à lui-même, ne manque pas de « parodier un monde harmonieux qui représente le consensus du bon goût à l’américaine et dont les codes immuables stimulent son sens de l’effraction. » (Robert Benayoun, Le mystère Tex Avery). Et enfin, Hra Bublinek (Bubbles Game, 1936) de Karel Dodal et Irena Dodalova. Il fut un temps où certaines publicités étaient littéralement des films expérimentaux aux propositions formelles et abstraites étonnantes ! Il s’agit ici d’une publicité tchèque pour du savon à la térébenthine influencée par les expérimentations animées de Oskar Fischinger…



CURRY VAVART est un collectif pluridisciplinaire qui organise et développe des espaces de vie, de création et d’activités partagées.




Thématique(s) : Séance spéciale

Programme :

  • Princesse aux huîtres (1919)
    de Ernst Lubitsch