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Le Veau d’or— un film de Stéphane Marti /



« Le Veau d’or » est conçu comme un opéra avec ouverture fracassante puis introduction des thèmes qui se déploient dans des structures de plus en plus complexes jusqu’au drame final. Il est construit autour de trois figures mythiques de la civilisation occidentale : la diva, le Christ et le diable. Mais pas n’importe quelle diva, la seule, l’unique, « la diva assoluta ». Et pas n’importe quel Christ non plus : ni le Christ roi ni le Christ lumière, mais le Corps souffrant, crucifié, mutilé, icône populaire abandonnées sur les tombes des vieux cimetières.
Or « Satan conduit le bal ». Cette phrase clé du Faust du Gounod, restructuré dans une éblouissante conception sonore de Berndt Deprez, fait référence au photographe invisible (Marcel mazé) qui s’empare des indentités d’un couple - un garçon pâle et beau comme une statue de Canova et un garçon noir à la nudité flamboyante - pour les livrer à la frénésie d’une bacchanale.
Le final est également une ode à la fierté gay et plus particulièrement à la communauté beur gay, à sa capacité à transcender l’exclusion ou l’humiliation en réactivant le joyeux "chaos primordial", là où circulent les énergies premières d'Eros et de Thanatos.

Edité par Re:voir vidéo –Troisième volet des Trois offrandes
Avec Baptiste Lamy, Patrice et les acteurs de nombreuses Gay Pride parisiennes
Photos : Marcel Mazé
Conception musicale Berndt Deprez à partir du Faust de Gounod


Le Veau d’Or is built up as an opera with its astounding overture and its theme that further develop into more and more sophisticated structures until it reaches its tragic ending. It is built around three mythc figures of our western civilisation : a diva, Christ and the devil. But this is not just about any diva, it deals with The diva, the only one, the diva assoluta. It does not deal with any Christ either. It neither refers to Christ the King nor to Christ the Light but a suffering and mutilated body, popular icon forkasen on the tombstones of old graveyards.
But « Satan leads the dance ». This key sentence from Faust by Gounod, restructured here, in an amazing sound creation by Berndt Deprez, evoques the invisible photographer (Marcel Mazé) who takes over the identities of a couple - a pale complexion boy who is as handsome as a Canova statue and a black boy in his blazing nudity - to submit them to the bacchanal frenzy. The final is also an ode to the gay pride, more especially an ode to the North African gay community and its ability to transcend exclusion and humiliation by recreating a merry, pristine chaos where the prime energy of Eros and Thanatos circulate.
Thèmes : École du corps

Année
2002
Nationalité
France
Durée
00:30:00
Format de projection
Fichier Quicktime
Tarif de location pour une projection : 150 €


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