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La Cité des neufs portes— un film de Stéphane Marti /



« La maîtrise de Marti éclate dans La Cité des Neuf portes où ce cinéaste bannit les facilités et construit une œuvre rigoureuse, cohérente quoique diaprée, rythmée comme un concerto, avec des 'piani' et des 'andante'. En l'occurrence, concerto pour corps masculins, souvent maquillés ou travestis et caméra super-8. Montant le plus souvent son film dans la caméra au moment du tournage, et jouant de la légèreté de son appareil en des sortes de caresses ou de coruscations filmiques, Marti se révèle du coup comme un des maîtres du Super-8. »
Dominique Noguez, in "Eloge du Cinéma Expérimental", édition Paris Expérimental/ Centre Pompidou
« … On assiste aux préparatifs d’une fête, sorte de noce d’amour entièrement dévouée à la toilette et à la fascination du spectacle. Le cinéaste, à la fois voyeur et spectateur privilégié, se place dans le décor pour observer ces corps objets, éblouissants d’artifice. Comme pour une parade, on s’arrête quelques secondes sur un collier de chien, l’étoffe lumineuse d’une parure ou le regard absent d’un visage. Longue familiarité magique qui multiplie les détours et joue sur l’ambiguïté de personnages totalement androgynes. Ce film, dans un tourbillon d’images et d’apparences, restitue en huis clos un rituel de plaisirs amples et colorés. »
Elisabeth Ayala, Libération

Grand prix du Festival International du Jeune Cinéma de Hyères et Prix de la critique internationale, 1977 (section Cinéma Différent)

Avec Aloual, Gérard Gérard, Pipe line, Tuan la Doll, Nuyen Lee, Robert Star, Sébastien, François Denis, Lucie Pierre, Brigitte Castel, Marianna Gordonova, Bout filtre, Laurent, Amin
Maquillage : Agnès Pezon
Photos : François Sagnes
Conception musicale : Berndt Deprez


« S.Marti’s skill shines in La cité des neuf portes. This is a film in which he refuses the easy way out and builds up a stern work that is coherent and nevertheless iridescent. This film is set up as a concerto with its piano and its andante parts. This is a concerto for made up and often dressed up male bodies and a Super 8 camera. Marti most often edits his film in the camera when shooting. He takes advantage of the lightness of his camera for sparkling, filming strokes. Marti then appears as a master of the art of Super 8. » Dominique Noguez, in Eloge du cinéma expérimental. Paris Expérimental /Centre Pompidou eds. Thèmes : École du corps

Année
1977
Nationalité
France
Durée
01:10:00
Format de projection
Fichier Quicktime
Tarif de location pour une projection : 300 €


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