english version

Ressources audiovisuelles
Festival

- CATALOGUE CJC 2018 par le CJC

Un aperçu des films ajoutés au catalogue du Collectif Jeune Cinéma en 2018.
Catalogue 2018
Catégorie : Films annonces


- Jacques Monory (1924-2018) par Jacques Monory

Nous apprenons avec tristesse le décès de Jacques Monory, peintre, photographe, cinéaste, survenu le 17 octobre dernier.
Tout notre soutien à ses proches.
EX (1968)
Catégorie : Films annonces


- COMMODITY TRADING : ELECTION DAY de M. Woods par Michael Woods

Ma fille Virgil guide notre famille à travers un enfer personnel et politique dans les jungles de Los Angeles. Ceci est une vidéo faite depuis la perspective minoritaire du privilège blanc. Ceci est une vidéo sur la suprématie blanche ; une vidéo conçue comme une arme contre l’homme raciste, malicieux et narcissique, qui s’affiche en tant que chef d’Etat et en qui nous voyons s’opérer l’échange et la chute symbolique de la suspension médiatique de l’ère post-spectacle…
Visionner le film
Catégorie : Films annonces


- Gradiva Esquisse I par Raymonde Carasco

16mm, 1978, France, 25'
À partir du thème de la nouvelle de W. Jensen, Gradiva, Raymonde Carasco parvient à transformer des images presque réalistes en un ballet abstrait du pas de Gradiva qui ne cesse de se poser au ralenti sur un bas-relief.
voir un extrait
Catégorie : Films annonces


- La Parole en Deux (extrait) par Patrice Enard

La mise en scène de la parole à l'écran est le sujet du film. Seul le premier plan est synchrone. Tout ce qui suit est une exploration systématique de la production d'un discours à l'écran. Pour unifier cela et pointer les questions de la prise de parole, il fallait un message politique fort, militant. L'un des deux groupes maoïstes de Bordeaux, celui des théoriciens non rattachés au Parti Communiste, se prête avec talent à cet exercice de style.
extrait du film
Catégorie : Films annonces


- LES DERNIERS HOMMES (bande-annonce) par Quentin Brière Bordier

« Un vent violent génère les images. L’espace est hermétiquement clos. Corps muets devant le miroir. Chez le coiffeur, de petits gestes répétés tel un rituel avant une entrée en scène. Dans un présent fragile et indéterminé, les traces d’un monde passé se heurtent avec les visages marqués. La tempête se calme. Une lente léthargie engloutit la vie quotidienne : des gens mangent, chantent, jouent, se promènent dans l’espace dessiné ; vies freinées plongeant peu à peu dans l’aphonie du monde ordinaire, corps se balançant à l’orée du sommeil.
Puis, les hommes, un jour, se réveillent et traversent l’extérieur. Armés de gestes sages et de précieuses postures, ils assistent, souriant, à la gêne d’un monde catastrophé. L’événement a déjà eu lieu. Les derniers hommes se tiennent droits comme des arbres, éternels survivants, uniques témoins de la catastrophe de l’absence du monde dans le monde. De cette absence, constante et immuable, ces derniers hommes sauvent les images. »
Nikki Giannari – Ecrivaine grecque, voix off du film.

“Les derniers hommes” a été tourné de 2009 à 2010, à l’hôpital psychiatrique d’Evreux (CHS de Navarre), à l’aube de sa démolition. Les premiers pas du film ont été initié dans le cadre du projet “Plan K” mené par la Cie Méga Pobec. La réalisation du film a bénéficié de la complicité et de la confiance des patients et du personnel de l’hôpital.
LES DERNIERS HOMMES, Quentin Brière-Bordier (excerpt)
Catégorie : Films annonces


- COMO CRECE LA SOMBRA CUANDO EL SOL DECLINA (TEASER) par Camilo Restrepo

16mm, color and b&w, sound, France - Colombia, 2014, 11'

Medellin. Circulation infatigable des voitures. En marge d’une société lancée à pleine vitesse, certains guettent l’arrêt des moteurs pour gagner leur vie : jongleurs de carrefours, employés de casse, dont le travail précis et répétitif marque l’écoulement d’un temps toujours recommencé.
COMO CRECE LA SOMBRA CUANDO EL SOL DECLINA, Camilo Restrepo (TEASER)
Catégorie : Films annonces


- A FILM (extrait) par Franziska Kabisch



found footage, 2012, Allemagne, 3'30

A quoi ressemble une maison ? Comment dépeint-on une ville ? Ou un pays ? Quelle est l’image de la France ? Et que suis-je ? Un être humain ? Une femme ? Une sœur ? Une étudiante ? Une artiste ? Un suspect ? "A FILM" est un film sur les noms, les termes et les problèmes qu’ils apportent.


- filmkunstfest Mecklenburg-Vorpommern, Schwerin, April 30 - May 5, 2013
- 20 min|max Kurzfilmfestival Ingolstadt, May 11 - 17, 2013
- backup Kurfilmfestival Weimar, May 22 - 26, 2013
- Int. Short Film Festival Hamburg, June 4 - 10, 2013
- OFF Odense Internationale Film Festival, August 26 - 31, 2013

A FILM, Franziska KABISCH (extrait)
Catégorie : Films annonces


- VALSE DE LA SYNTAXE CINÉTIQUE (extrait) par Kunihiko Nakagawa



16mm, 1980, Japon, 55'

C’est d’abord une voix : regardez-moi dans les yeux. Elle s’adresse à une fille douce, sage, gentille, donc japonaise. Elle lui parle du rôle, du personnage, de l’amour qu’elle va étudier dans son interprétation ; interprétation dont les caractéristiques les plus importantes sont la distance et la passivité. C’est lui, l’Homme-Jasmin que Unica Zürn, poète surréaliste, a une fois nommé dans son livre où elle raconte l’histoire de sa maladie mentale : schizophrénie. Plus l’actrice devient schizophrène, plus progresse la diégèse du film qu’elle interprète, et plus progresse celle-ci, plus celle-là devient schizophrène. Tout va bien. De ce fait le langage cinématographique est déchiré dans la mesure où la diégèse du film progresse. En restant au milieu du film, la fille sage a réussi à se sauver de son destin : de la mort ou de la fixité idéologique, peut-être.

VALSE DE LA SYNTAXE CINÉTIQUE (extrait)
Catégorie : Films annonces


- GRADIVA ESQUISSE (extrait) par Raymonde Carasco

À partir du thème de la nouvelle de W. Jensen, Gradiva, Raymonde Carasco parvient à transformer des images presque réalistes en un ballet abstrait du pas de Gradiva qui ne cesse de se poser au ralenti sur un bas-relief.
GRADIVA ESQUISSE (extract), Raymonde Carasco
Catégorie : Films annonces


- Between Images III (Laura and the Black Crystal Suns) par Helene Garberg

Un enregistrement vidéo d'une galerie de cavernes en négatif; un environnement blanc et lumineux où les sources de lumières deviennent des concentrations d'obscurité. La narration apparait par sous titres. Cette vidéo est une exploration de l'image comme objet vis-à-vis de l'image comme espace imaginaire et virtuel.
Catégorie : Films annonces


[TABLE RONDE « ÉCRITURE ET CINÉMA EXPÉRIMENTAL » ]

le 26/10/2014 à 15h00

Lieu : Les Voûtes, 19 rue des Frigos Paris 13e


Y a-t-il une spécificité particulière d’écriture lorsqu’il s’agit de cinéma expérimental ?

C’est à cette question que les six intervenants à la table ronde tenteront de répondre.

Comme pour les autres catégories de critique, des questions de forme, de fond et de méthode se posent.

La mobilisation d’outils théoriques ou d’ « effets d’écriture » est différente lorsqu’il s’agit d’envisager un seul film ou la démarche d’un cinéaste voire les films relevant d’un genre ou tributaires d’une époque : le cinéma structurel des années 1970 ou les films des laboratoires des années 2000.

Au sein du CJC, depuis près d’une décennie, notamment via la revue étoilements, des propositions d’approches poétiques de films se font jour, héritage repris par  À bras le corps   et dont Damien Marguet nous offre un exemple dans sa déclinaison poétique du film de Rodolphe Cobetto-Caravanes Black Haïku.

http://www.abraslecorps.com/pages/magazine.php?id_mag=141&page=3  

Une analyse prenant en compte les recherches formelles mises en rapport avec d’autres territoires de la pensée peut également être promue comme l’a  fait Raphaël Bassan pour Standard Gauge de Morgan Fisher :

http://www.cjcinema.org/etoilements/etoilements_articles/etoilements_articles_105.pdf

Mais, ce que cette table ronde s’efforcera de montrer, c’est que l’approche du cinéma dit expérimental a à voir avec le trajet de chacun. Dans Cinéma expérimental. Abécédaire pour une contre-culture, Raphaël Bassan propose un regard, une approche de « témoin » qui a parcouru plusieurs décennies de pratiques de cette discipline. Il en traque les évolutions, les métamorphoses, les hybridations.

Érik Bullot, lui, cherche à sortir le cinéma dit expérimental appréhendé comme héritage des avant-gardes cinématographiques des années  1920 et 1960, pour tenter des rapprochements avec l’univers des arts plastiques. Émeric de Lastens, un des fondateurs de la revue spécialisée Exploding en 1998, a poursuivi ce défrichage du cinéma expérimental mais aussi d’autres types de cinéma à travers ses nombreuses collaborations.

À l’opposé (mais c’est purement théorique), Éric Thouvenel et Carole Contant, dans leur ouvrage à  paraître chez Paris expérimental, Fabriques du cinéma expérimental, ont interviewé neuf cinéastes (Rose Lowder, Frédérique Devaux, Nicolas Rey, Olivier Fouchard, Christian Lebrat, Silvi Simon, Ken Jacobs, Martin Arnold, J.A. Sistiaga) profondément ancrés dans une pratique artisanale qui interroge le glissement vers le « tout numérique », sans le rejeter à priori. C’est une mise au point salutaire au moment du glissement vers le « tout numérique ».

Ces problématiques et d’autres seront abordées ce 26 octobre.



Raphaël Bassan est journaliste, critique et historien du cinéma. il est le cofondateur, en 1971, du Collectif Jeune Cinéma. Son dernier ouvrage Cinéma expérimental. Abécédaire pour une contre- culture vient d’être publié aux éditions Yellow now / Côté cinéma.

Érik Bullot est cinéaste, théoricien et essayiste dans différentes revues (Trafic, Vertigo...). Il participe à pointligneplan  et publie en 2013 Renversements 2 (Paris Expérimental) et Sortir du cinéma. Histoire virtuelle des relations de l’art et du cinéma (Éditions Mamco). Enseignant en école d’art, il dirige le post-diplôme « Document et art contemporain » à l’École européenne supérieure de l’image.

Carole Contant est cinéaste. Membre du Collectif Jeune Cinéma depuis 1997, elle autoproduit de nombreux films en Super 8, notamment au sein du groupe Les petits films . Ses films sont fréquemment sélectionnés dans des festivals de cinéma documentaire, d’art vidéo et de cinéma expérimental. Depuis 2008, elle tourne des vidéos pour des compagnies de danse et des associations engagées dans une écologie locale et durable. Elle est également programmatrice au sein de l’association Peti peti , où elle mène une activité pédagogique soutenue, en particulier autour des relations entre danse et cinéma.

Émeric de Lastens est critique, historien du cinéma, programmateur, membres des revues Exploding, Cinergon et Vertigo, lecteur au GREC (Groupe de recherches et d’essais cinématographiques), chargé de cours à paris 3, collaborateur du festival hors pistes au Centre Pompidou, conseiller cinéma aux DRAC Bourgogne et Franche-Comté et compagnon de route des cinéastes différents.

Damien Marguet est l’administrateur d’À bras le corps, association dédiée à la promotion de la création contemporaine sur le Web, d’événements artistiques et d’éditions papier. Elle réunit cinéastes, philosophes et performeurs autour d’une idée simple : exposer, réfléchir et défendre des recherches, des pratiques singulières dans les domaines des arts plastiques, des arts vivants et de l’image en mouvement.

Éric Thouvenel est maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Rennes 2, où il enseigne principalement l’esthétique et les théories du cinéma. Auteur d’un essai sur Les images de l’eau dans le cinéma français des années 20 (Presses Universitaires de Rennes, 2010), il a codirigé l’ouvrage Agnès Varda : le cinéma et au-delà (PUR, 2009) et publié une trentaine de textes dans diverses revues et ouvrages collectifs. Ses recherches portent actuellement sur Gaston Bachelard, Jean Epstein, et sur les mutations du cinéma expérimental à l'époque du numérique. Il mène également une activité de programmateur au sein de l'université, dans des lieux associatifs et des institutions muséales.







 




Thématique(s) : Rencontre


    Les programmations